La plus-value est égale à la différence entre le prix de cession de l'immeuble et son prix d'acquisition.
Le prix à retenir pour le calcul de la plus-value est le prix réel stipulé dans l'acte de vente, augmenté du montant d'une éventuelle dissimulation redressée par l'Administration.
Le prix de cession est réduit, sur justificatifs, des frais supportés par le vendeur à l'occasion de la cession. Ce sont :
C'est le prix effectivement acquitté par le cédant stipulé dans l'acte, majoré éventuellement du montant d'une dissimulation. Dans le cas d'une donation, on retient la valeur retenue pour les droits de mutation à titre gratuit diminuée éventuellement d'un abattement de 20 % en cas d'occupation du logement par le défunt à titre principal.
Dans le cas d'un bien reçu par succession, à l'exclusion de la donation, avant le 1er janvier 2004 et dont la propriété a été démembrée à l'occasion de cette succession, le prix d'acquisition est défini en utilisant les nouveaux barèmes nue-propriété/usufruit.
Le prix d'acquisition est majoré d'un certain nombre de frais et de dépenses énumérés par la loi.
La plus-value brute déterminée en déduisant le prix d'acquisition du prix de cession bénéficie de 2 abattements :
La plus-value est taxée à 27 % à compter du 1er janvier 2005, prélèvements sociaux compris. C'est le notaire, rédacteur de l'acte de cession, qui prélèvera le montant de l'impôt sur le prix revenant au vendeur et qui le versera ensuite à la recette des impôts lors de la présentation de l'acte à la formalité d'enregistrement. L'impôt est donc acquitté au moment de la vente.
Certains biens cédés ou personnes cédantes vont être exonérés d'impôts en cas de plus-value réalisée depuis le 1er janvier 2004.
Exonération des titulaires de pensions de vieillesse ou d'une carte d'invalidité
Les titulaires de pensions de vieillesse ou de la carte d'invalidité de deuxième ou troisième catégorie, ne sont pas assujettis s'ils remplissent la double condition suivante :
Cette exonération concerne la résidence principale et ses dépendances immédiates.
La résidence au jour de la cession doit être habituelle et effective. Il s'agit du lieu où le contribuable réside habituellement pendant la majeure partie de l'année. Dans le cas extrême où le contribuable réside six mois de l'année dans chacune des deux résidences, l'Administration retiendra celle pour laquelle l'intéressé bénéficie des abattements en matière de taxe d'habitation.
Si l'immeuble est occupé par des ascendants ou descendants, il n'y a pas d'exonération. Toutefois, lorsque deux appartements sont situés dans le même immeuble et que leur acquisition a été rendue nécessaire par le nombre des personnes à la charge du contribuable, il est admis que ces appartements forment une unité d'habitation et constituent par voie de conséquence la résidence principale de l'intéressé.
Dans le principe, le logement doit être la résidence principale du cédant au jour de la cession. Toutefois, il est admis, lorsque l'immeuble a été occupé jusqu'à sa mise en vente, que l'exonération ne soit pas écartée à la condition que la cession intervienne dans les délais normaux de vente. Il n'y a pas de délai de principe. Cependant, pour l'Administration un délai d'une année doit constituer le délai maximal.
Les dépendances immédiates et nécessaires de la résidence principale dont la cession est exonérée, sont également exonérées, à condition que leur cession intervienne simultanément avec celle de la résidence principale elle-même.
On peut notamment retenir les garages situés à une distance inférieure à 1 km de la résidence principale et les chambres de bonne, situées dans le même immeuble que la résidence principale.
Les plus-values réalisées lors de la cession d'immeuble ou de parties d'immeubles, pour lesquels une déclaration d'utilité publique a été prononcée en vue d'une expropriation, sont exonérées.
Cette exonération est subordonnée au réemploi par le cédant de l'intégralité de l'indemnité d'expropriation pour l'acquisition, la construction, la reconstruction ou l'agrandissement d'un ou de plusieurs immeubles dans un délai de douze mois à compter de la date de perception de l'indemnité.
Les biens cédés sont exonérés si leur prix de cession est inférieur ou égal à 15 000 €. Ce seuil d'imposition s'apprécie bien par bien et non annuellement.
En cas de cession d'un bien détenu en indivision, le seuil de 15 000 € s'apprécie au regard de chaque quote part indivise.
En cas de cession de l'usufruit ou de la nue propriété d'un bien, le seuil de 15 000 € est apprécié en tenant compte de la valeur du bien en pleine propriété.
La plus-value est réduite d'un abattement de 10 % pour chaque année de détention au-delà de la cinquième année. En conséquence, il y a exonération totale au bout de quinze années de détention du bien. Ce délai est calculé par périodes de douze mois depuis la date d'acquisition jusqu'à la date de cession.
En cas de vente de biens reçus lors d'une opération de remembrement, la plus-value est calculée à partir de la date et du prix d'acquisition du bien original. La plus-value, à défaut d'être exonérée du fait de la durée de détention, pourra être imposée en cas de revente des biens remembrés.
Pour calculer une plus-value immobilière il faut déduire du prix de cession le prix d'acquisition. Ce dernier peut être majoré d'un certain nombre de frais et de dépenses.
Ils sont retenus pour leur montant réel sur justification et doivent avoir été effectivement supportés par le cédant. Il s'agit des frais d'acte y compris les honoraires du notaire, des droits de mutation payés afférents à ce bien.
Ils sont retenus soit pour leur montant réel sur justification, soit forfaitairement. Sont pris en compte les frais d'acte, honoraires de notaire inclus, les commissions versées aux intermédiaires dues par l'acquéreur (exemple, commission d'agence) en vertu d'un mandat, les droits d'enregistrement ou la TVA.
À défaut de pouvoir produire les justificatifs de ces frais, le cédant pourra leur substituer un forfait égal à 7,5 % du prix d'acquisition.
Les dépenses de construction, de reconstruction, d'agrandissement ou d'amélioration
Seules peuvent être prises en compte en majoration du prix d'acquisition, les dépenses réalisées depuis l'achèvement de l'immeuble ou son acquisition si elle est postérieure. Sont retenus :
Le contribuable qui cède un bien acquis depuis plus de cinq ans, peut opter pour l'application d'une majoration de 15 % du prix d'acquisition. Dans ce cas, il n'a pas à établir la preuve de la réalité des travaux ni à fournir des justificatifs.
Cette faculté n'est offerte que pour les immeubles bâtis.
Attention ! ne sont pas pris en compte dans le prix d'acquisition :
Les travaux doivent être réalisés par une entreprise. Non seulement, les travaux réalisés par le contribuable ne sont pas admis, mais même s'ils ont été mis en oeuvre par une entreprise, le coût des matériaux achetés par le contribuable n'est pas retenu.
Enfin, ces dépenses ne doivent pas avoir déjà été prises en compte pour la détermination de l'impôt sur le revenu.